Éolien offshore : de nombreuses créations d’emplois dans les prochaines années

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parc éolien offshore - ©EDF - CHAPMAN BROWN PHOTOGRAPHYAux traditionnelles énergies renouvelables – éolien terrestre et photovoltaïque en tête – viennent s’adjoindre de nouvelles technologies de production d’énergie. L’éolien en mer (offshore), qui consiste à implanter des éoliennes sur les mers et les océans pour profiter d’une forte exposition au vent, connaît une forte croissance depuis 2010. Principalement développée dans les pays du Nord de l’Europe, la filière va petit à petit s’industrialiser en France, notamment sous l’impulsion d’EDF Energies Nouvelles (EDF EN). A la clé : moins d’émissions de gaz à effet de serre et de nombreuses créations d’emplois pour assurer l’assemblage, l’installation et la maintenance des éoliennes offshore.


 

Les éoliennes du parc de Guérande seront assemblées à Saint-Nazaire

Vendredi 6 décembre, lors d’un point d’étape sur les projets éoliens offshore en cours, Yvon André, directeur d’EDF EN, a annoncé que “l’assemblage des éoliennes destinées au champ de Guérande va se faire à Saint-Nazaire”, qui était en compétition avec la ville de Brest.

Le parc de Guérande fait partie des 4 projets qui avaient fait l’objet, en juillet 2011, d’un premier appel d’offres en matière d’éolien offshore. 3 de ces projets avaient été attribués à un consortium mené par EDF EN : celui de Guérande (480 MW), celui de Fécamp (498 MW) et celui de Courseulles-sur-Mer (450 MW).

Au large de Guérande, EDF EN et ses associés seront chargés d’implanter 80 éoliennes d’ici 2018. Pour ce faire, Alstom construira 4 usines afin de produire les éoliennes de 150 mètres de diamètre : le fut et les pales seront construits à Cherbourg (Manche), tandis que les nacelles et les générateurs seront produits dans 2 usines en cours de construction à Montoir (Loire-Atlantique).

La naissance d’une filière industrielle

Pour l’heure, la France ne possède pas de parc éolien offshore, contrairement aux leaders du marché européen que sont le Danemark et le Royaume-Uni. Mais la stratégie mise en place par les pouvoirs publics et les industriels pour les années à venir se veut ambitieuse. Elle vise à diversifier le mix énergétique de la France et à atteindre l’objectif de 6.000 MW de capacité installée d’ici 2020, soit 3,5% de la consommation d’électricité dans le pays.

“Nous assistons à la naissance d’une vraie filière industrielle”, a déclaré Jacques Auxiette, président du Conseil régional des Pays de la Loire. Cette filière, en effet, devrait permettre de créer plusieurs milliers d’emplois dans les années à venir. Pour la seule région Pays de la Loire, 3.500 emplois devraient voir le jour pour procéder aux opérations d’ingénierie, d’assemblage, d’installation, de maintenance dans la filière des énergies marines (éoliennes terrestres, offshore posées et flottantes, hydroliennes). 

L’éolien offshore, en particulier, requiert une main-d’oeuvre conséquente en raison du temps de construction et de raccordement, plus long que dans le cas des éoliennes terrestres. Les régions concernées par l’implantation de nouveaux parcs misent beaucoup sur l’éolien offshore, qui devrait permettre de revitaliser par ailleurs leurs filières navales et portuaires.

Le second appel d’offres pour l’éolien offshore, lancé en mars 2013, porte sur la construction de deux parcs – l’un au large du Tréport, l’autre situé entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier – d’une puissance cumulée de 1.000 MW. EDF EN s’est d’ores et déjà positionné sur ce marché, toujours en compagnie d’Alstom.

En savoir plus

→ Energies marines : naissance d’une nouvelle filière avec EDF EN (Ouest France)

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