Institut de la ville durable : un nouvel outil au service de la ville de demain

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ville de demain - © EDF - HAMMERSTEIN GEORGE  CORBISFace aux problèmes d’urbanisation et d’empreinte écologique croissants, les modèles urbains traditionnels doivent désormais se réinventer pour permettre une réduction significative des émissions de CO2 et une meilleure intégration des énergies renouvelables dans l’approvisionnement des agglomérations du futur. Conscient de ces enjeux, le gouvernement français a officialisé, mercredi 23 décembre dernier, la création d’un nouvel institut public consacré à la ville durable et destiné à mettre en œuvre une nouvelle politique urbaine, à la fois écologiquement et socialement responsable.


 

Structurer une véritable politique de la ville durable

La ville intelligente de demain devra concilier les piliers sociaux, culturels et environnementaux, à travers une approche systémique alliant gouvernance participative et gestion éclairée des ressources naturelles, afin de faire face aux besoins des institutions, des entreprises et des citoyens dans le respect de l’environnement et du climat. Les villes actuelles devront donc développer de nouveaux services performants dans des domaines aussi variés que le transport et la mobilité électrique, l’environnement durable, l’urbanisation responsable et l’habitat intelligent.

Un vaste chantier dont la responsabilité incombera désormais à l’Institut de la Ville durable. Cette nouvelle organisation, lancée conjointement fin décembre par les ministres Ségolène Royal pour l’écologie, Sylvia Pinel pour le logement et Patrick Kanner pour la ville, aura en effet pour principal objectif de structurer une politique de la ville durable.

Comme l’explique au Monde Valérie Lasek, qui a piloté sa mission de configuration, “l’Institut de la ville durable est par essence interministériel et partenarial“.

Pour cela, l’IVD mettra en synergie l’ensemble des acteurs travaillant sur la ville comme l’Etat, les collectivités territoriales, les entreprises, les organismes de recherche et les associations citoyennes, sur des domaines aussi variés que l’eau, l’énergie, les déchets, les transports, ou les espaces verts.

Dans le secteur énergétique par exemple, l’IVD incitera les communes à renforcer leur action en matière d’efficacité énergétique (développement de l’éclairage public à faible consommation) et à mettre en place des systèmes de production locale d’énergie via la pose de panneaux solaires sur les toits des édifices ou la production d’électricité à partir des déchets.

Les lauréats de l’appel à projets “Démonstrateurs industriels pour la ville durable”

La première mission de l’institut sera d’accompagner le développement de sites pilotes pour éprouver des solutions intégrant toutes les fonctions urbaines et répondant aux défis de sobriété énergétique et de cohésion urbaine et sociale. A ce titre, le ministère de l’Ecologie a présenté le même jour les onze lauréats de son dernier appel à projets “Démonstrateurs industriels pour la ville durable”, lancé par Sylvia Pinel et Ségolène Royal le 8 octobre dernier.

L’idée est que l’Institut de la ville durable encadre à titre expérimental ou dérogatoire ces initiatives, et en assure le suivi et l’évaluation, pour proposer une évolution de la législation“, ajoute Valérie Lasek.

Les projets en question devaient proposer des solutions optimales dans l’intégration des différentes fonctions urbaines (habitat, déplacements, fourniture d’énergie, gestion des déchets…). Et ce pour une plus grande performance environnementale, économique et sociale, dans l’innovation technique et fonctionnelle pour un usage plus sobre des ressources, et dans la valorisation de savoir-faire pouvant constituer des références à l’international, et favoriser une compétitivité à l’export essentielle pour les entreprises et territoires français.

A travers cette démarche, le gouvernement favorise donc l’émergence de projets urbains innovants, qui auront vocation à devenir la vitrine de l’excellence française en matière de ville durable proposant une faible empreinte carbone, une autonomie énergétique, une économie circulaire, une protection de la ressource en eau, une reconquête de la biodiversité, et une mixité fonctionnelle et sociale.

Parmi les projets retenus, on compte notamment la mise en place, dans le quartier de la Confluence à Lyon, d’une plate-forme numérique baptisée Lyon Living Lab permettant une optimisation de toutes les ressources (énergie, eau, transport…) ; la rénovation d’un quartier visant l’autonomie énergétique à Mouvaux (Nord) ; ou encore la création d’une écocité à Marseille dans le cadre du projet Smartseille piloté par la ville et les groupes EDF, Orange et Eiffage Développement Durable.

En savoir plus

→ Le gouvernement crée un Institut de la ville durable (Le Monde)

→ La France se dote d’un institut de la ville durable (Novethic)

→ 11 lauréats de l’appel à projets « Démonstrateurs industriels pour la ville durable » (Communiqué de Presse)

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