Quels changements pour la prime écologique en 2016 ?

voiture electrique - ©EDF - BAIER JULIALe bonus écologique est une prime qui récompense, via une aide financière, une personne qui fait le choix d’acquérir ou de louer une voiture qui n’émet pas ou peu de CO2. De manière générale, le montant de la prime est étroitement lié aux émissions du véhicule : moins il émet de dioxyde de carbone, plus la prime est importante. À l’heure où le gouvernement travaille à la décarbonisation de l’économie française, ce dispositif apparait comme un outil indispensable pour favoriser le déploiement des voitures propres sur les routes hexagonales. Cette prime a été réaménagée par le gouvernement en début d’année : prolongement du superbonus, diminution des aides pour les hybrides… Tour d’horizon du bonus écologique dans sa version 2016.


 

La prime inchangée pour les voitures 100% électriques

Le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a publié le 4 janvier dernier un décret qui détaille les nouvelles modalités du bonus écologique. Si aucun changement majeur n’est à signaler du côté des aides à l’achat d’un véhicule tout électrique, les nouveaux critères d’éligibilité rendent cependant plus compliquée l’obtention d’une prime pour les motorisations hybrides et diesels.

Le dispositif reste en effet quasiment inchangé pour les voitures les moins polluantes, autrement dit les voitures 100% électriques : les personnes qui feront le choix d’un véhicule émettant moins de 20 grammes de CO2 par kilomètre parcouru se verront accorder une prime d’un montant de 6.300 euros (dans la limite de 27% du coût d’acquisition).

Le ministère de l’Écologie a également annoncé le maintien en 2016 de la prime de conversion, lancée le 1er avril 2015 dans le cadre du projet de loi relatif à la transition énergétique. Ce dispositif majore la prime écologique de 3.700 euros pour les personnes qui, au moment de l’achat d’une voiture électrique, mettent à la casse un vieux véhicule diesel immatriculé avant le 1er janvier 2006. Ce superbonus fait donc passer la prime écologique de 6.300 à 10.000 euros.

Des aides revues à la baisse pour les hybrides

La seconde tranche du bonus écologique, qui concerne les voitures hybrides rechargeables, a été largement revue à la baisse. Les voitures neuves qui rejettent entre 21 et 60 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre ont dorénavant droit à une prime de 1.000 euros (contre 4.000 euros l’année dernière). Celles dont les émissions sont comprises entre 61 et 110 grammes par kilomètre donnent droit à une aide de 750 euros (contre 2.000 euros précédemment).

Le montant de la prime de conversion pour les hybrides a également été diminué : la mise à la casse d’un diesel au moment de l’achat d’une voiture émettant de 21 à 60 grammes de CO2 par kilomètre donne dorénavant droit à une majoration qui porte le montant de la prime à 3.500 euros. Une prime majorée qui s’élevait auparavant à 6.500 euros.

Enfin, le nouveau décret prévoit une aide supplémentaire pour les personnes non imposables qui souhaiteraient échanger leur vieux véhicule diesel contre une voiture neuve ou d’occasion qui émet moins de 110 grammes de CO2 par kilomètre. Le montant de cette aide s’élève à 500 euros si le véhicule respecte la norme Euro 5, et à 1.000 euros pour la norme Euro 6. Cette prime a été revue à la hausse mais exclut désormais les motorisations diesel.

En savoir plus

→ Bonus-Malus : définitions et barèmes pour 2016 (Ministère de l’Écologie)

→ Bonus-malus écologique : le barème 2016 (Autonews)

→ Les nouvelles règles du bonus écologique pour l’achat d’une voiture moins polluante (Le Monde)

Voitures électriques : les ventes progressent de 64% en 2015

voiture electrique - ©EDFEn France comme dans le monde, le secteur des transports est aujourd’hui responsable d’un quart des émissions de dioxyde de carbone. Face à cette situation, la mobilité électrique semble plus que jamais nécessaire pour lutter contre la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique. Malgré la baisse des cours du pétrole et les craintes liées à l’autonomie limitée des batteries rechargeables, de plus en plus de conducteurs se laissent séduire par les moyens de transport respectueux de l’environnement. Les véhicules électriques continuent ainsi de se démocratiser, notamment en France où les ventes ont progressé de 64% sur l’année 2015.


 

10.561 voitures électriques en plus sur les routes françaises

Le marché de la voiture électrique ne se sera jamais aussi bien porté qu’en 2015. Selon les statistiques publiées début janvier par le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA), ce ne sont pas moins de 17.266 véhicules électriques neufs qui ont été immatriculés l’année dernière en France.

Les ventes de voitures à motorisation électrique progressent ainsi de 64% par rapport à 2014, année au cours de laquelle 10.561 unités ont été mises en circulation sur les routes hexagonales. L’électromobilité représente désormais une part de marché de 0,9% (contre 0,59% l’année dernière).

La Zoé, citadine électrique du constructeur automobile Renault, est le véhicule électrique le plus plébiscité par les Français. Avec 10.407 immatriculations en 2015, ce modèle se place en effet sur la première place du podium des ventes de voitures propres. Mieux, la Renault Zoé se hisse à la 41ème place des voitures préférées des Français, toute motorisation confondue.

Le marché des voitures hybrides a également connu une forte progression en 2015. Avec 61.619 immatriculations, les ventes de véhicules à motorisations essence/électricité progressent de 43,5% (et représentent 3,2% de part de marché).

La forte progression des ventes “confirme que les véhicules électriques rentrent dans les moeurs et prennent leur place sur le marché”, a déclaré Joseph Beretta, le président de l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere-France). Même son de cloche du côté des professionnels, qui se disent optimistes pour 2016 en raison du renforcement des dispositifs d’incitation à l’achat des véhicules propres.

Le gouvernement abaisse le seuil d’éligibilité au superbonus de 10.000 euros

Le gouvernement français a instauré en avril 2015 un superbonus de 10.000 euros pour les personnes qui se débarrassent d’un vieux véhicule diesel de plus de 14 ans pour acheter une voiture électrique. Face au succès de cette mesure, le ministère de l’Écologie a décidé d’abaisser le seuil à 10 ans à partir du 1er janvier 2016.

“Concrètement, cela va tripler le parc éligible”, estime Philippe Buros, directeur commercial France de Renault. Les deux tiers des personnes ayant acheté un modèle électrique à la marque au losange auraient d’ailleurs bénéficié de ce superbonus.

D’autres mesures devraient permettre au secteur de l’électromobilité de se renforcer en France en 2016 : exonération fiscale de la carte grise pour les véhicules propres dans certains départements, autorisation de circulation lors des pics de pollution… Les infrastructures de recharge se développent également : 10.000 points ont ouvert fin 2015.

“Toutes les conditions sont réunies pour qu’on continue à faire une croissance importante sur 2016″, se réjouit M. Burros. Surtout que la croissance du marché de l’électromobilité s’inscrit dans le cadre d’un prix du pétrole extrêmement faible.

Malgré des chiffres réduits par rapport au neuf, le marché de l’occasion se développe. Il a même doublé depuis 2013. En 2015, sur un marché total de 5,5 millions d’unités, 3.730 voitures électriques usagées ont retrouvé un nouveau propriétaire.

En savoir plus

→ Voitures électriques: +64% en 2015 en France malgré la baisse du pétrole (TV5Monde)

→ Renault ZOE : la voiture électrique se vend bien en France (Breezcar)

Mobilité : le Var lancera un réseau public de bornes de recharge en 2017

voiture électrique - © EDF - Bruno ContyLargement critiquée ces derniers mois pour son faible taux d’équipement en stations de recharge pour voiture électrique, la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur (PACA) rattrape peu à peu son retard. Le département du Var (83) a annoncé la semaine dernière l’installation d’ici le premier trimestre 2017 d’un réseau public de 156 bornes de recharge pour voitures électriques et hybrides rechargeables sur son territoire.


 

Bornes de recharge : un déploiement régional croissant

Selon l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique Avere, le nombre total de points de recharge accessibles au public sur le territoire français s’élève désormais à 10.161, répartis dans 3.169 stations.

Le marché des bornes de recharge est donc en pleine ascension avec près de 68.000 véhicules électriques circulant sur les routes en France, et se développe logiquement dans l’ensemble des régions françaises, densifiant le maillage des territoires et accompagnant le développement de la mobilité électrique. Les régions Nord-Pas-de-Calais, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Aquitaine pour ne citer qu’elles, ont déjà mis en œuvre d’ambitieux programmes de développement conduisant au déploiement de plusieurs centaines de stations de recharge sur leur territoire.

En région PACA, la mobilité électrique aura connu un démarrage un peu plus difficile mais semble désormais bel et bien lancée. Après les Hautes-Alpes (05) et les Bouches-du-Rhône (13) en début d’année, le département du Var a lui aussi dévoilé son schéma directeur en matière de réseau de recharge pour véhicules électriques. Un plan départemental regroupant les communes du Symielec (Syndicat Mixte de l’Energie des Communes du Var) et prévoyant le déploiement à l’automne 2016, de 156 bornes de recharge sur près de 80 communes.

156 bornes dans 80 communes varoises

D’un montant de 1,8 million d’euros, le projet du département du Var sera financé à hauteur de 50 % par l’ADEME via son fonds d’aide dédié et de 10 % par le SYMIELEC VAR, les 40 % restants étant à la charge des communes. Ce plan prévoit l’installation de 156 bornes réparties sur les points stratégiques du département et offrira deux types de puissance (3 et 22 kW) assurant un temps de charge complet compris entre 1h30 et 8 heures pour un véhicule 100% électrique.

Comme l’explique dans Var Matin Philippe Icke, directeur du Symielec, “ce développement est une réponse à différentes problématiques du moment, à commencer par la réduction des émissions de gaz à effets de serre. Ces bornes seront installées sur des points d’intérêt identifiés par les communes : sites touristiques, nœuds routiers, hôpitaux, zones artisanales, commerciales, gares routières, ferroviaires, parkings-relais, etc“.

Les bornes seront installées pour moitié sur des communes rurales et pour une autre moitié sur des communes urbaines, et seront équipées de quatre prises, dont deux pour les voitures électriques et deux autres pour les scooters et les vélos électriques. Parmi les communes concernées par ce projet, on retrouve entre autres Brignoles, La Seyne-sur-Mer, Six-Four-les-Plages ou Le Lavandou.

Des bornes de recharge gratuites et incitatives

Destiné à promouvoir la mobilité électrique dans la région, ce plan prévoit également la gratuité de recharge et de stationnement à l’emplacement des bornes pour les deux premières années.

Le Symielec répond ainsi aux exigences de l’Ademe et à la volonté affichée de la région PACA d’encourager les particuliers comme les entreprises à faire l’acquisition de véhicules électriques.

L’accès aux bornes sera régulé via l’obtention d’une carte RFID délivrée par le syndicat d’énergie qui souhaite dans ce cadre, la mise en place d’un dispositif interopérable avec les réseaux des départements voisins, voire à terme avec les réseaux nationaux.

En savoir plus

→ Var : 156 bornes de recharge électrique d’ici 2018 (Breezcar)

→ Installation de 156 bornes de recharges électriques dans le Var (Voiture électrique.net)

→ La voiture électrique va faire un bond dans le Var (Var Matin)

Le constructeur automobile chinois Geely mise sur l’électromobilité

Avec un mix énergétique basé sur l’utilisation massive des énergies fossiles et un marché automobile qui affiche une importante croissance économique, la Chine fait depuis plusieurs années face à un grave problème environnemental : la pollution de son atmosphère. Poussés par un gouvernement de plus en plus favorable à l’électromobilité, les constructeurs automobiles chinois se tournent de plus en plus vers les voitures dites propres. Le groupe Geely a par exemple annoncé récemment une nouvelle stratégie de développement axée vers les motorisations électriques et hybrides. Explications.


 

D’ici 2020, 90% de voitures produites seront propres

Le constructeur automobile Geely, propriétaire de Volvo Cars depuis 2010, a annoncé son intention de se concentrer principalement sur la vente de véhicules respectueux de l’environnement. Le groupe chinois a en effet déclaré que d’ici 2020, les voitures électriques ainsi que les technologies de motorisations hybrides représenteront 90% du total de ses ventes.

8ème constructeur de l’Empire du Milieu avec 500.000 voitures vendues en 2014, le groupe Geely affiche d’ambitieux objectifs de ventes. D’ici la fin de la décennie, il s’agira de porter les ventes de voitures électriques à 35% des ventes totales et les ventes de véhicules hybrides et hybrides rechargeables à 65%.

Le constructeur compte notamment se spécialiser dans la production de voitures électriques et hybrides de milieu de gamme, qui seront commercialisées à des tarifs similaires aux voitures thermiques traditionnelles. Geely espère ainsi rendre ses modèles accessibles “à un plus vaste public”. Et devenir un constructeur réputé pour son engagement environnemental.

Toujours dans le cadre de sa stratégie d’expansion, Geely a également annoncé le renforcement de ses efforts en matière de recherche et développement. Le constructeur a annoncé que d’ici 2018, l’autonomie de ses véhicules électriques dépasserait la barre des 400 kilomètres. Le constructeur a également annoncé qu’il comptait investir dans des travaux de recherche sur les piles à combustible alimentées par hydrogène.

La voiture électrique, un marché qui peine à décoller

Dans un pays réputé pour la densité de son parc automobile, le marché du véhicule électrique et hybride peine pour l’instant à décoller en Chine. Sur les 10 premiers mois de l’année 2015, les véhicules propres représentent en effet moins de 1% des ventes. Et ce malgré les avantages fiscaux attribués par le gouvernement aux citoyens qui investissent dans des véhicules à énergie alternative.

Car la pollution atmosphérique est devenue un véritable enjeu de santé publique, notamment dans les zones urbaines. Un phénomène qui a poussé Pékin à s’appuyer sur des aménagements législatifs pour tenter de freiner les émissions polluantes de son secteur des transports. Il est notamment imposé aux constructeurs automobiles d’abaisser la consommation moyenne de carburant de leurs véhicules à 5 litres par 100 kilomètres d’ici 2020.

Geely a d’ailleurs affirmé qu’il serait le premier constructeur chinois à atteindre cet objectif. Et qu’il serait même en mesure d’améliorer ses performances environnementales en descendant en dessous de ce niveau imposé par le gouvernement.

Pékin a également annoncé la mise en place de différentes mesures favorables au développement de l’électromobilité. En octobre dernier, le gouvernement a en effet promis de renforcer les subventions publiques pour la construction des bornes de recharge pour voitures électriques. Une autre mesure exempte les voitures propres des limitations d’immatriculations imposées aux métropoles chinoises.

En savoir plus

→ Geely souhaite devenir le spécialiste chinois des véhicules électriques et hybrides (Auto Actu)

→ Geely auto : vers des véhicules hybrides et électriques (Le Quotidien du Peuple)

Électromobilité : 30% de véhicules électriques en Europe d’ici 2030 ?

electromobilité - ©EDF - Mihajlo MaricicSelon une étude européenne, les véhicules électriques pourraient représenter jusqu’à 30% du parc automobile du Vieux Continent à l’horizon 2030. Un scénario qui semble adapté aux enjeux de la transition énergétique française. Alors que cette étude démontre l’importance des outils de politiques publiques pour le développement de l’électromobilité, la ministre de l’Écologie a annoncé un élargissement du bonus de 10.000 euros à l’achat d’un véhicule électrique.


 

30% de voitures propres sur le Vieux Continent d’ici 2030

Il aura fallu près de 3 ans aux chercheurs de l’IFP Énergies Nouvelles (IFPEN) pour terminer leur étude européenne sur l’électromobilité. Baptisé SCelecTRA (pour “Scenarios for the electrification of Transport”), ce projet avait pour objectif d’identifier les politiques publiques favorables au développement de la mobilité électrique.

Les auteurs de SCelecTRA se sont dans un premier temps intéressés aux différents scénarios de pénétration des véhicules propres (électriques et hybrides rechargeables). Selon un scénario optimiste, ils pourraient représenter 30% du parc automobile européen d’ici 2030. Une part qui s’élèverait à 20% dans un scénario moyen (mais plus réaliste).

L’IFPEN rappelle que le véhicule électrique est l’alternative au véhicule thermique la plus favorable en termes de réduction des consommations d’énergies fossiles et de diminution des émissions de gaz à effet de serre. Pour rappel, l’ADEME estime que le secteur des transports est le premier facteur de pollution de l’air en France (responsable de 36% des émissions nationales de CO2).

Selon les conclusions du rapport SCelecTRA, un des facteurs déterminants pour la croissance de l’électromobilité sur le territoire européen est le développement des infrastructures de recharge. Il s’agit, selon les auteurs de l’étude, d’agir sur la confiance que portent les automobilistes sur ce mode de déplacement et ainsi entrainer naturellement sa croissance.

De l’efficacité des aides gouvernementales

Toujours selon les conclusions de l’étude SCelecTRA, les primes de mise à la casse et les aides gouvernementales à l’achat d’un véhicule propre seraient des outils de politiques publiques plus efficaces que les taxes sur le carburant.

Pour favoriser la démocratisation des véhicules électriques, le gouvernement français accorde depuis le 1er avril une aide financière soumise à condition : un bonus pouvant s’élever à 10.000 euros est accordé au moment de l’achat d’une voiture propre si un vieux véhicule diesel de plus de 15 ans est mis à la casse.

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a annoncé que cette mesure allait être étendue aux diesels de plus de 10 ans. “Nous allons donner le bonus de 10.000 € pour l’achat d’un véhicule électrique en échange de l’abandon d’un vieux véhicule diesel de plus de 10 ans, au lieu de plus de 15 ans actuellement”, a-t-elle expliqué vendredi 9 octobre aux journalistes d’iTélé.

Toujours en croisade contre le diesel, la ministre a également annoncé que le gouvernement envisageait de supprimer l’avantage fiscal dont bénéficie le diesel par rapport à l’essence. Elle a également plaidé pour la création d’une voiture électrique “populaire” dont le prix de vente se situerait “entre 5.000 et 8.000 euros”.

En savoir plus

→ Comment faire décoller (enfin) la voiture électrique (Le Point)

→ Véhicules électrifiés : 20 % du marché automobile d’ici à 2030 ? (Auto Infos)

→ Véhicules électriques : le bonus de 10 000 euros étendu aux diesels de plus de dix ans (Le Monde)

Apple devrait s’attaquer au marché de la voiture électrique

Borne-de-recharge-pour-voiture-électrique-©-EDF-Photo-de-Yvan-Dubé.D’après un récent article paru dans le Wall Street Journal, la firme à la pomme serait déjà en train de s’attaquer au marché de la voiture électrique et vise une livraison de son premier modèle en 2019. Le but d’Apple est même à terme de proposer un modèle de voiture autonome.


 

Plus qu’une simple rumeur

La firme californienne jouissant d’une image de marque forte a tendance à beaucoup faire parler d’elle, aussi certains analystes préféraient se méfier des rumeurs quant à ce projet automobile. Toutefois, il s’agirait bien ici d’une réalité. Le nom du projet est bien connu : il s’agit de Titan.

Les effectifs travaillant sur le projet Titan doivent tripler et passer de 600 à 1800 personnes, probablement pour tenir le délai fixé à 2019. La firme, sans expérience dans le milieu automobile, s’est donc donné un défi de taille et nombre d’experts pointent la difficulté de respecter un tel délai.

Autre élément attestant de la véracité de cette information, le régulateur chargé de la circulation routière californienne, le DMV pour Department of Motor Vehicle, a confirmé avoir rencontré les managers d’Apple le 18 septembre pour échanger sur les normes en vigueur concernant les véhicules autonomes.

Une voiture électrique dans un premier temps

On a longtemps pensé qu’Apple souhaitait directement concurrencer Google et son projet de voiture autonome. Si un projet de voiture autonome est bien dans les tuyaux, Apple souhaite toutefois procéder par étapes en commençant par mettre au point un modèle électrique muni de quelques fonctionnalités ayant pour but d’améliorer l’expérience conducteur, comme l’assistant embouteillage.

Apple qui souhaitait profiter de l’expérience de Tesla en la matière, aurait même souhaité racheté l’entreprise d’Elon Musk, sans succès, et se serait donc contenté de débaucher un certain nombre d’ingénieurs pour qu’ils travaillent sur son propre projet.

Si le projet de voiture autonome est toujours d’actualité, la société à la pomme devra toutefois faire face à une concurrence forte de sociétés comme Valeo, Bosh ou Delphi qui travaillent depuis plusieurs années sur le sujet.

Un projet en partenariat avec un constructeur automobile

La question du partenariat sera également cruciale. Si le partenariat n’est pas dans l’ADN d’Apple, la firme californienne devra sûrement faire une exception ici, car la construction d’une voiture électrique nécessite des moyens et une expérience considérable.

Reste à savoir vers quel partenaire Apple pourrait se tourner. Des rumeurs parlent déjà de rencontres entre Apple et BMW, marque dont le design plaisait particulièrement à Steve Jobs, et le constructeur autrichien Magna-Steyr qui assemble la Peugeot RCZ.

Si quelques informations sortent ponctuellement, les managers d’Apple gardent le secret sur ce projet Titan. Selon les analystes toutefois, Apple ne devrait avoir aucun mal à trouver un partenaire automobile qui aurait beaucoup à gagner en profitant de  son image de marque. Le dernier grand mystère qui demeure et qui attise les passions est bien entendu le design du futur modèle qui sera, à n’en pas douter, surprenant.

En savoir plus

Report: Apple’s electric car arriving in 2019 (USA Today)

Apple : une voiture électrique en 2019 ? (Les Echos)

Apple : une première voiture électrique en 2019 ? (les Numériques)